Un guide de l’échangisme pour les béliers


L’Association du Mouton Avranchin mise sur l’esprit collectif et l’humour pour assurer la sauvegarde de la race.

 

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Les éleveurs de moutons Avranchins de la Manche ont choisi la carte de l’humour pour présenter la problématique de la consanguinité dans les troupeaux ovins.

A l’initiative de l’Association du Mouton de l’Avranchin, les actions de sensibilisation se poursuivent en Normandie. Après "Adopte une Avranchine" cet été, voici désormais le "Guide de l’échangisme des béliers". Et quand humour se fait l’allié de l’efficacité…

 

Adopte une Avranchine

Un gros élevage du département du Cher fournissait des animaux aux éleveurs du Cotentin jusqu’au décès de l’éleveur. Anticipant au printemps la mise à l’abattoir de ce troupeau à forte valeur génétique, l’association a monté l’opération "Adopte une Avranchine" pour faire venir en Normandie 110 brebis et une dizaine de béliers.

Organisé en trois vagues, le rapatriement a révélé quelques surprises. Car au delà de satisfaire des éleveurs, la communication faite autour de l’opération a suscité de nouvelles vocations chez des particuliers. Et au final, "c’est tout bénef" pour l’association du Mouton de l’Avranchin.

Stéphanie Maubé, présidente de l’association, nous fait part avec enthousiasme de la consolidation d’un groupe d’éleveurs historiques autour d’un objectif commun. L’arrivée de 9 nouveaux éleveurs étant la cerise sur le gâteau : "Des gens qui n’avaient jamais eu de moutons ont été réceptifs à notre appel. Ils disposent d’une grande surface de jardin et l’envie de prendre 3 ou 4 moutons."

Or, entre l’envie de d’animaux de la ferme à la maison et la réalité des contraintes de l’élevage, il y a un monde.

Une approche qui nécessite de la formation :  "Maintenant, ces nouveaux arrivants dans l’association, il faut les garder. Et il faut les motiver à rester. Au programme, découverte des cotisations obligatoires, empêcher les enfants de jouer avec le bélier, explications sur le fonctionnement d’un ruminant, les vermifuges…"

Un réseau d’entraide en milieu rural est ainsi né en Normandie, du Finistère au Sud Manche, jusqu’à l’Eure. Avec souvent pour les éleveurs déjà en place des petits troupeaux de 25 à 30 brebis. Alors si l'envie de moutons Avranchins vous démange, l'association se charge de vous indiquer un éleveur à proximité de chez vous.

 

 

 

Un guide de l’échangisme des béliers

A être ainsi en contact avec des détenteurs de petits élevage, l'association identifié un besoin : "On n’a pas envie de se mettre un bélier sur le dos à l’année. Il faudrait s’en faire prêter un."  Ce type de réflexion s’étant répandu dans la campagne à la vitesse de la course d’un chien de troupeau, il fallait faire quelque chose. L’association a vu là le risque de voir des animaux transférés du Cher n'être finalement pas mis à la reproduction. Ou pire, que soit fait appel au premier bélier venu, d’une autre race.

De quoi sérieusement mettre à mal l’opération de sauvegarde de la race Avranchin. L’idée du "Guide de l’échangisme des béliers" est ainsi venue. Pour des rappels de bon sens.

Obligations sanitaires, questions pratiques sur les assurances en cas de prêt de bélier…. :  "On n’a pas voulu dans le guide aborder de grandes questions révolutionnaires. Il faut le voir comme une entrée en matière pour les nouveaux éleveurs", nous précise Stéphanie Maubé.

L’initiative animale tourne donc aujourd’hui à l’initiative humaine. L’enjeu pour l’association étant d’adapter son discours à des éleveurs pour qui le mouton est plus un hobby qu’une source de revenus. L’objectif actuel est la multiplication. Que chaque élevage se consolide, avec de meilleur agneaux. L’étape suivante sera la sélection. Le mouton de l’Avranchin n’a donc pas de souci à se faire sur son avenir.

Entre des qualités historiques de la race difficiles à reproduire aujourd’hui et des objectifs divergents de la part des éleveurs, place maintenant au débat au sein de l’association. Qualité de viande, qualité de laine, élevage totalement herbagé ou avec des compléments alimentaires… Les sujets de discussion ne manquent pas.

 

Trois éleveuses ont acheté ce bélier pour le mutualiser - Photo : Mouton de l'Avranchin

 

 

Un site internet pour présenter la race

Un débat placé sous l’autorité d’OSCAR, l’organisme de sélection des trois races normandes : Cotentin, Avranchin, Roussin de la Hague.

Lequel dispose depuis peu d’un site internet pour présenter son activité, les éleveurs et des annonces d’animaux à vendre.

 

Association Le Mouton Avranchin : Stéphanie Maubé : 06 60 72 18 52 - Facebook : "Le Mouton Avranchin".
Organisme de Sélection Cotentin Avranchin Roussin : Angélique Grelot - Maison de l’Agriculture – 50000 St-Lo

 

 

 

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18 Octobre 2016 | Benoît Thiollent

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