SIA 2017. Retrouvailles sur le Pavillon Normandie


Photo : B.Delabre
La Normandie se présente unifiée au Salon de l'Agriculture 2017. Rencontres et échanges...

 

 

Pas encore membre ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !

 

             

 

Un seul et grand Pavillon Normandie. Cette fois l'unification régionale est bien actée sur le front de la communication au Salon de l'Agriculture. Contrairement à ce dont certains rêvaient, il n'est pas le plus grand de cette édition 2017 (les autres régions se sont elles aussi élargies).

Mais il affiche un bien joli visage avec une place centrale entourée de ses bars à cidre, à huîtres et à fromages. Et surtout, une large place est cette année laissée aux producteurs et artisans normands. "C'est le grand retour des producteurs sur le Pavillon", se félciite Isballe David, directrice de l'Irqua Normandie qui évoque aussi le challenge qu'à représenté cette mobilisation. "Ce sont quand même 129 producteurs qui sont représentés lors des 10 jours du salon" rapprelle-t'elle.

"Je suis content parce que ça nous fait une belle vitrine propre de la marque Normandie. On est enfin au niveau de se qu'on est en droit d'attendre" se félicite Sébastien Lecornu, président du Département de l'Eure, lors de sa visite aux côtés de Miss Normandie 2016...

 

Photo : B.Thiollent

 

Au sein de cette "maison Normande", l'équipe d'agri-culture y a retrouvé quelques vieilles connaissances... et en a profité pour étudier les raisons qui les ont poussé à participer à ce Salon.

Deux après le lancement de son entreprise, Anne-Laure Viret, la créatrice des biscuits Mémé Meuh, voit l'avenir avec optimisme. Son laboratoire est désormais installé et équipé, et tourne à bon rendement pour alimenter les épiceries fines de Normandie...

"Je développe actuellement de nouvelles recettes et je vais m'équiper d'une machine pour personnaliser mes biscuits" explique-t'elle. Outre cet enrichissement de gamme, Anne-Laure Viret cherche aussi de nouveaux débouchés et s'intéresse notamment à la région parisienne...

Et là, bien sûr, sa présence au Salon de l'Agriculture prend tout son sens.

Photo : B.Delabre

 

Car s'il peut ressembler de l'extérieur à un évènement purement touristique voire culturel, le Salon de l'Agriculture n'a pas oublié son âme première de Salon professionnel. Même si de prime abord on n'est pas venu là pour cela...

Ainsi Eric Roy, chef de l’Hostellerie du Lion d’Or à Beaumont-le-Roger, n'est pas venu à Paris pour draguer les clients. S'il est là, c'est d'abord pour répondre à la sollicitation de l'Irqua Normandie, avec qui il ne manque jamais une occasion de travailler pour la promotion des produits et de la gastronomie normands. C'est d'ailleurs à l'occasion de l'opération Les Beaux Arts Culinaires conduite par l'Irqua, qu'Agri-Culture l'avait rencontré...

Habitué des animations au Piano des Chefs, il présentait en fin de matinée, une recette de tempura de poireaux de Créances, et son vert en chips... Tout un programme, qui a tenu en haleine et surtout en appétit une large brochette de visiteurs.

Et pourtant, malgré cette approche très désintéressée, Eric Roy l'avoue : il finira la journée à arpenter les allées du salon et déguster des produits. "C'est toujours l'occasion de découvrir de nouvelles saveurs, de nouveaux produits. Chaque année je rencontre de potentiels fournisseurs".

 

Photo : B.Delabre

 

D'autres profitent de l'affluence du salon pour vendre leur production, espérant aussi glâner quelques clients fidèles. C'est le cas par exemple de Stéphane Van Tornhout, du Clos de Cerisey à Gauciel dans l'Eure. Ils ne manquent pas pour autant l'occasion d'échanger avec ceux que le monde appelle "le grand public".

"Le salon pour moi, ce n'est pas de la vente, c'est avant tout du contact. C'est de l'échange, j'aime beaucoup ces discussions avec les consommateurs, quand je fais goûter mes produits", nous glisse Stéphane Van Tornhout entre deux encaissements de vente de son cidre et son pétillant faits à base de pommes à chair rouge. Voilà un commerçant comblé !

 

Photo : B.Thiollent

 

Et puis, bien sûr, il y a le rentissement médiatique du Salon. Entre deux dégustations de produits, Pierre Grosdoit nous annonce l'arrivée prochaine du boeuf cidré de Xavier Craquelin au catalogue de Boeuf l'Eclair. "C'est une viande à millésime ; elle sera disponible cette année de mars à juin"

Le boeuf cidré a été créé en 2013 par François-Xavier Craquelin, producteur de cidre et éleveur de Bœufs de Race Normande, avec des animaux nourris au cidre. Cette viande rare sera disponible au magasin sous forme de carré, de faux-filet, de hampe et d'araignée.

Chez Boeuf l'Eclair, une entreprise fidèle du Pavillon Normandie, on travaille la viande de race normande. La vente de viande lancée voilà deux ans sur internet s'est enrichie à l'automne d'un magasin situé à Rouen. Lequel sera prochainement ouvert 7 jours sur 7.

pierre grosdoit beouf eclair normande cidré

Photo : B.Thiollent

26 Février 2017 | Benoit Delabre

Inscrivez-vous pour écrire des commentaires.



Prolonger la lecture

Ecologistes et Agriculteurs : l'impossible dialogue ?
Le 7 décembre, plusieurs associations écologistes étaient à Rouen...
13 Décembre 2018 | Benoit Delabre
Natup Cap Seine Interface Céréales
Cooperatives agricoles : avec NATUP la concentration se poursuit
Les coopératives Cap Seine et Interface Céréales ont entériné leur...
12 Décembre 2018 | Benoit Delabre
Coordination rurale : des débouchés français aux productions françaises
Coordination rurale : des debouches francais pour les productions francaises
En campagne pour les élections aux chambres d’Agriculture, la...
29 Novembre 2018 | Benoit Delabre
Le terroir de la Manche dans un magasin ephemere a Paris
Du 6 au 16 décembre, produits du terroir et de bons plans...
22 Novembre 2018 | Benoît Thiollent