Une licence professionnelle pour un nouveau regard sur l’agronomie


La Licence professionnelle Agriculture, développement durable et environnement est proposée par la MFR de Coqueréaumont et l’Université de Rouen Normandie.

 

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Première année réussie.

Issue d’un partenariat entre la Maison familiale rurale de Coqueréaumont (St-Georges-sur-Fontaine – 76) et l’Université de Rouen Normandie, la Licence professionnelle en apprentissage Agriculture, développement durable et environnement arrive à l’issue de sa première promotion.

15 étudiants ont ainsi suivi les enseignements partagés entre les deux établissements.

Quentin Bordier, coordinateur de la licence A2DE à la MFR de Coqueréaumont : "Les 17 semaines de formation sont partagées équitablement entre l'Université - pour une formation scientifique -, la MFR - pour un enseignement plus pratique - et des rencontres de terrain avec des spécialistes renommés."

Et le tout est en complété, chez leur maître d’apprentissage chez qui ils passent les 2 tiers de l'année.

Ce cursus est destiné à former des cadres techniques agricoles capables de mettre en œuvre des compétences multiples propres à l'agroécologie : conservation des sols, agriculture biologique, diagnostics technico-économiques, les certifications environnementales, etc.

Et le recrutement a débuté pour l’année prochaine.

 

Une nouvelle approche des productions végétales

 

Cette licence professionnelle est une pierre nouvelle à l’édifice d’enseignement agricole régional.  Elle permet d'accéder à des postes divers - tels que conseiller en agronomie et systèmes de cultures, gérant d'exploitation agricole, formateur, etc. 

Mais elle est surtout le reflet d’une nouvelle approche du métier d’agriculteur et des productions végétales.

« Le métier est en train de se redéfinir sur un pas de temps très court, témoigne Olivier Tassel, maître d’apprentissage et co-fondateur du groupement Sol en Caux, précurseur en matière d’agriculture de conservation des sols. Les techniques évoluent très vite. »

 

La Licence A2DE

 

> Formation en alternance

Accessible au public titulaire d'un Bac +2 en contrat d'apprentissage ou contrat de professionnalisation.

Accessible aussi pour les salariés en contrat de professionnalisation ou aux stagiaires de la formation continue (CIF, QUALIF).

17 semaines en formation (enseignement et travail sur le projet tutoré).

35 semaines en entreprise dont 5 semaines de congés payés.

> 9 Modules

- Consolidation des acquis en agronomie
- Sol érosion environnement
- Biologie du sol agro-écologie
- Biologie des plantes, génétique
- Communication, langues
- Diversité des itinéraires durables
- Conservation des sols
- Entreprises et certifications
- Projet tutoré

> Inscriptions

- Formation gratuite pour l'apprenti/stagiaire

- Pré - inscription dès maintenant par Internet sur le site de l'université.

« Avec Sol en Caux nous avons donc soutenu l’ouverture de cette licence, car on a besoin de jeunes qui aient une vraie ouverture d’esprit et soient sensibilisés à l’innovation agronomique. Ce sera un plus pour l’avenir de l’agriculture. »

Exit donc les itinéraires culturaux pré-établis. Qu’ils soient destinés à devenir agriculteurs ou conseillers agronomes, les étudiants sont là pour découvrir de nouvelles techniques et apprendre à se questionner sur tout ce qu’ils savent et ce qu’ils découvrent.  

 

« J’ai découvert beaucoup de nouvelles techniques »

 

« J’ai découvert beaucoup d’alternatives à l’utilisation des produits chimiques, ainsi que l’importance des couverts végétaux », se félicite ainsi Léandre Blondel, probable futur diplômé de la première promotion de cette licence.

Ce fils d’agriculteur cauchois, a passé l’an dernier son BTS Acse (Analyse et conduite de systèmes d'exploitation). Mordu d’innovation, passionné par les productions végétales, il a souhaité compléter sa formation « plus axée sur la gestion » par une approche technique plus pointue.

« Le métier d’agriculteur, c’est aussi de se remettre en question et d’évoluer. C’est très motivant de repenser la rotation, de tout remettre à plat pour appliquer de nouvelles techniques qui améliorent la durabilité de notre métier. »

Et après cette année de licence, il se sent mieux armé pour aller dans le sens, d’une agriculture performante mais aussi plus respectueuse de l’environnement.

« J’ai encore des choses à apprendre, admet-il humblement, mais je dispose de bonnes bases. »

Agriculture biologique, travail sur sol vivant, biologie du sol, extraits de plantes fermentés…  le jeune homme a découvert beaucoup de choses durant cette année. Et pas seulement chez son maître de stage chez qui il a passé les 2/3 de l’année.

 

Théorie et pratique, en lien avec des spécialistes renommés

 

La partie théorique au sein de l’Université lui a aussi beaucoup apporté.

« C’était parfois dur, car nous n’avions pas toutes les bases à l’issue de notre formation de BTS. Mais ça nous apporte beaucoup sur la biologie des plantes, du sol, la qualité de l’eau… »

Au sein de la MFR, Léandre a aussi eu l’occasion d’échanger avec des pionniers de l’agro-écologie et de l’agronomie. Des ingénieurs réputés comme Konrad Schreiber ou Eric Schmidt, ou des agriculteurs moteurs des techniques alternatives dans la région.

« Et ce qu’on aborde en théorie en cours, on l’applique directement sur l’exploitation de notre maître d’apprentissage », se félicite Léandre.

Un bénéfice mutuel comme l’assure Olivier Tassel, qui n’avait jusqu’alors pas accueilli d’apprentis de niveau post-bac.

« La présence d’un apprenti de niveau Bac+3 a permis des échanges intéressants. Le fait d’avoir à expliquer nos raisonnements, de répondre aux questions, ça permet paradoxalement d’avancer et d’ouvrir de nouvelles perspectives. »

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25 Juin 2019 | Benoit Delabre

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