Agriculture biologique : « ne touchez pas à l’aide à la conversion »


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Alors qu'un plan Ambition Bio est annoncé pour 2018, la Fédération pour l'Agriculture Biologique redoute que le dispositif d'aide à la conversion ne soit lourdement affaibli.

 

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La fin des Etats généraux de l’Alimentation se déroule dans le stress pour les acteurs de l’Agriculture Biologique.

Certes un plan Ambition Bio vient d’être annoncé pour le début d’année 2018. Mais la Fédération nationale pour l’Agriculture biologique redoute que ce plan ne soit accompagné d’une diminution de l’aide accordée aux agriculteurs se convertissant à ce mode de production.

Selon la Fnab, ce serait en tout cas une piste de travail qui serait explorée par le ministère de l’Agriculture.

Actuellement, l’aide à la conversion est prévue pour une durée de 5 ans. Elle couvre ainsi les 3 années de conversion (période durant laquelle l’agriculteur ne peut vendre ses produits sous le label AB) et les éventuels accidents de parcours liés aux changements de pratiques.

Cette aide à la conversion est ensuite supplantée pour 5 années supplémentaires par une aide au titre de rémunération pour service environnemental rendu.

« Demain, le soutien public pourrait se limiter à trois ans. Ce qui revient purement et simplement à supprimer toute forme de bonus environnemental » s’insurge la FNAB.

Echaudée par la suppression de l’aide au maintien dans l’agriculture biologique, la Fédération s’inquiète des réponses évasives de Stéphane Travert.

Stéphanie Pageot, présidente de la FNAB : « Le ministre de l’Agriculture a botté en touche en affirmant qu’il ne comptait pas supprimer l’aide conversion, ce qui n’a jamais été notre propos. Il n’a pas répondu sur la réduction du soutien à la conversion à 3 années contre 5 et sa possible circonscription à quelques productions seulement. »

En tout cas, pour la FNAB cette diminution des aides à la conversion serait un très mauvais signal envoyé aux agriculteurs. Non que le marché leur soit défavorable. Au contraire. La demande en produits Bio ne cesse de croitre.

« Pour le moment c’est l’offre qui ne suit pas », souligne Stéphanie Pageot. Elle espère donc que des soutiens publics pourront, demain encore, encourager de nouveaux agriculteurs à franchir le pas à leur tour.

Elle demande en tout cas davantage de transparence sur ce soutien public, afin de redonner de la visibilité et de la confiance aux producteurs.

 

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21 Décembre 2017 | Benoit Delabre

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