La nouvelle politique agricole 2017-2020 de la Seine-Maritime


Pascal Martin le 5 décembre à Rouen. Photo : Benoît Thiollent
Le Département a présenté sa politique agricole aux professionnels le 5 décembre

 

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En 2017, le Département de Seine-Maritime a voté sa nouvelle politique agricole pour 2017-2020.

5 mois après sa mise en œuvre, cette politique a été présentée aux professionnels le 5 décembre dans un exercice de communication bien huilé. Menée en collaboration avec la Chambre d’Agriculture et les associations professionnelles, cette communication a fait notamment l’objet d’une participation active de ces acteurs.

A l’échelon départemental,  ce sont 2 millions d’euros par an qui sont consacrés à l’agriculture. Avec cette somme, on est loin, très loin même des besoins engendrés par la crise agricole. Mais le Département assume, et fait œuvre aujourd’hui de pédagogie pour montrer l’efficacité des mesures engagées en faveur de l’agriculture seino-marine. Quitte à employer souvent le terme de modestie.

 

Faire avec moins

Le Conseil Départemental a été malmené en début de mandature par la loi portant la nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe). Pascal Martin, président du Département en rappelle le contexte : "Le pouvoir réglementaire vient normer ce que vous pouvons et ne pouvons pas faire. La loi Notre a fait un partage de responsabilités et compétences entre les Régions et les Conseils Départementaux."

Venant après des années de fonctionnement basées sur la clause de compétence générale, le changement à été violent. En particulier sur le dossier agricole.

Voyant filer des compétences historiques à la Région, le Département a négocié auprès de celle-ci pour garder un champ d’action. "Il s’est fait un partage de ce qui relevait d’investissements lourds et structurants pour la Région et des petits investissements en dessous d’un seuil de 10000 euros pour le Département" précise Pascal Martin

 

Sébastien Windsor, président de la Chambre d’Agriculture :  "Ce qui est intéressant dans la démarche, c’est le signal donné aux agriculteurs d’une aide simple à toucher pour les aider dans leur quotidien."

 

 

Aide aux petits investissements

Cette aide est annoncée pour lutter contre la pénibilité du travail. Elle concerne les petits investissements matériels de l’élevage, le maraîchage, l’arboriculture, la transformation pour la commercialisation de produits fermiers ou encore l’agritourisme.

Le taux d’intervention de la collectivité est à hauteur de 40% pour une subvention de 3000 E HT. Et une bonification de 5% est possible pour les jeunes agriculteurs, soit un taux de 45% pour financer des investissements éligibles strictement inférieurs à 10000 E HT pour une subvention de 45000 E HT maximum.

 

La simplification vue par Jocelyn Pesqueux, président du Prolaivia :  "c’est vachement compliqué de faire simple"

 

Aide aux remplacements

Le Département propose des modalités financières pour la prise en charge de ces remplacements : « C’est parce que la vie d’un élevage n’a pas de temps mort que le Département souhaite permettre aux éleveurs de faire face aux maladies ou de prendre leurs congés. En parallèle, en partenariat avec Solidarité Paysans et grâce aux fonds européens (FSE), le Département souhaite apporter son soutien aux agriculteurs endettés ou en carence de revenus. »

La présentation du dispositif a vu Jean Jacques Cottard, président de la Fédération Départementale des Services de Remplacement, exprimer le besoin de pérenniser le service de remplacement. Constatant un épuisement de la filière de fils d’agriculteurs pour effectuer ces remplacements, il formule une mise en garde : « Il faut construire pour demain. Embaucher de la main-d’œuvre ne s’improvise pas. »

 

Agrilocal

La plateforme Agrilocal76 a été mise en œuvre pour mettre en relation les acheteurs de la restauration collective et les fournisseurs locaux.

Avec aujourd’hui une vingtaine de participants à l’activité d’Agrilocal76, le Département souhaite convaincre les 110 collèges et les maisons de retraites de s’emparer de l’outils. Beaucoup d’énergie sera à consacrer pour convaincre. Pourtant, à écouter l’exemple du collège d’Isneauville, les efforts de mise en place d’une nouvelle organisation des achats aboutissent à une satisfaction. A 3,03 euros le prix du repas constitué de produits locaux, le collège se situe dans la moyenne des prix.

 

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07 Décembre 2017 | Benoît Thiollent

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