Relocaliser l'alimentation sur la Métropole de Rouen


Amélie Arnaudet (au centre) lors de la remise des diplômes aux lauréats du Programme national pour l'Alimentation. © B.Delabre
Le Projet alimentaire territorial (PAT) de la Métropole de Rouen bénéficiera de financements de l'Etat et de l'Ademe.

 

 

Vendredi 3 mars au Salon de l'Agriculture, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, a remis les prix de l’appel à projets 2017-2018 du Programme national pour l’alimentation.

Parmi les 33 dossiers retenus à l’occasion de cet appel à projets (qui a reçu 316 candidatures), un est normands. Il s’agit du Projet alimentaire Territorial conduit par la Métropole de Rouen.

Prévus par la Loi d'Avenir de 2014, ces projets alimentaires territoriaux sont portés principalement par des collectivités, et ont l'ambition de fédérer les différents acteurs du territoire autour de l'enjeu central de l'alimentation, contribuant à la prise en compte des problématiques sociales, environnementales, économiques et de santé de un territoire.

 

Consommer "local"

Sur la Métropole rouennaise, le financement obtenu pour la réalisation de ce projet doit notamment permettre d'amorcer la machine.

"On va faire un gros travail de mobilisation des acteurs au cours de l’année 2018 et début 2019", explique Amélie Arnaudet, en charge du projet à la Métropole. Pour donner l’envie d’agir un programme d’actions sera défini pour 2019.

En particulier, les services de la Métropole accompagnerons les communes de son territoire pour les aider à s’approvisionner en produits locaux et durables pour la restauration collective. Côté particuliers, le Défi Famille Alimentation Positive sera lancé prochainement. Cette mobilisation pour le "consommer local" est en fait le prolongement d'une action conduite depuis plusieurs années sur la métropole.

En particulier, depuis 2013, celle qui était encore la communauté d'agglomération, travaille au maintien d’une activité agricole sur son territoire, en l'axant sur les circuits courts et sur l'agriculture biologique.

Amélie Arnaudet : "On est soutenus dans cette démarche avec la chambre d’agriculture, les défis ruraux, terre de liens, et l’association Bio Normandie. On a déjà une cinquantaine de producteurs qui vendent en circuits courts. Et on a accompagné 4 conversions en agriculture biologique."

Le grand territoire de la métropole, qui n'est pas totalement urbain, permet d'y produire toutes sortes de produits. des fruits et des légumes, bien sûr, mais aussi des produits de l’élevage (viande, lait et œufs) notamment.

 

Toutes nos actualités en 1 clic

 

 

Soutenez Agri-Culture.fr, média rural indépendant :

 

Merci de partager cet article sur vos réseaux sociaux préférés !

Suivez nos infos grâce à la Newsletter. Pour vos ventes et événements, pensez aux Petites Annonces.

 

06 Mars 2018 | Benoit Delabre

Inscrivez-vous pour écrire des commentaires.



Prolonger la lecture

Silos à grains sur le port de Rouen - exportation de céréales
Les cotations des céréales rendu port
Les cotations des céréales (blé, orge et maïs), rendu port au 14 août...
16 Août 2018 | Benoit Delabre
Plérin marché du porc breton porcelets
Marche du porc breton : les cours sont stables
Les cotations relevées sur le Marché du porc breton de Plérin (22) le...
16 Août 2018 | Benoit Delabre
Fête de l'Agriculture le 14 juillet à l'Ecomusée du Perche
Des "zanimaux" et des secrets, chut !
Fête de l'agriculture le 14 juillet à l'Ecomusée du Perche à Saint-...
02 Juillet 2018 | Benoît Thiollent
Euh la normande, 300 normandes à Lessay
Concours régional et national du 6 au 8 juillet sur le champ de foire.
28 Juin 2018 | Benoît Thiollent